Indice du coût de la construction : la valeur du dernier trimestre
L’indice du coût de la construction (ICC) s’établit à 2 103 au deuxième trimestre 2026, selon les données publiées par l’Insee. Cette valeur traduit une hausse de 0,91 % sur un trimestre et de 0,81 % sur un an, après plusieurs trimestres consécutifs de baisse.
Pour resituer ce chiffre dans le temps, voici les quatre dernières valeurs publiées par l’Insee :
| Trimestre | Valeur ICC | Évolution trimestrielle | Évolution annuelle |
|---|---|---|---|
| 2026 T2 | 2 103 | +0,91 % | +0,81 % |
| 2026 T1 | 2 084 | +1,26 % | -2,89 % |
| 2025 T4 | 2 058 | +0,10 % | -2,37 % |
| 2025 T3 | 2 056 | -1,44 % | -4,06 % |
Cette reprise au T2 2026 tranche avec la tendance baissière observée depuis la fin 2024. Dans la pratique, un ICC qui remonte signifie que les coûts de construction des logements neufs (matériaux, main-d’œuvre, normes) repartent à la hausse, après une période de stabilisation des prix du bâtiment.
L’ICC est calculé par l’Insee sur une base 100 au quatrième trimestre 1953. Il ne faut pas le confondre avec l’indice du coût de la vie ou avec l’indice INSEE des prix à la consommation : il porte uniquement sur les prix de revient des bâtiments d’habitation neufs, hors terrain.
Historique de l’indice du coût de la construction depuis 1990
L’ICC existe depuis 1953, mais sa trajectoire récente est la plus utile pour qui doit réviser un bail ou suivre l’évolution du secteur. Depuis 1990, la série montre trois phases bien distinctes.
Dans les années 1990 et 2000, l’indice progresse de façon régulière, portée par la hausse continue des coûts de main-d’œuvre et de matériaux. À partir de 2008, les variations deviennent plus heurtées : chaque crise économique ou flambée du prix des matières premières se répercute directement sur l’ICC, avec des trimestres de hausse brutale suivis de corrections.
La période récente illustre bien cette instabilité :
- 2021-2022 : forte hausse portée par la pénurie de matériaux et la reprise post-Covid du secteur du bâtiment.
- 2023 : ralentissement progressif, les tensions sur les prix s’atténuent.
- 2024-2025 : repli net, l’ICC recule plusieurs trimestres d’affilée pour la première fois depuis longtemps.
- 2026 : reprise à partir du deuxième trimestre, signe d’un redémarrage des coûts de construction.
Pour consulter la série complète trimestre par trimestre depuis 1953, l’Insee publie un tableau officiel régulièrement mis à jour, qui reste la seule source à jour en cas de litige sur une révision de loyer ancienne.

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Comment calculer une révision de loyer avec l’ICC
Certains baux signés avant septembre 2014, notamment des baux commerciaux anciens non renouvelés depuis, continuent de s’indexer sur l’ICC plutôt que sur l’ILC. La formule de révision reste simple à appliquer une fois les deux valeurs de référence identifiées.
La règle de calcul est la suivante : nouveau loyer = ancien loyer × (ICC du trimestre de référence N / ICC du trimestre de référence N-1). Le trimestre de référence est fixé par le contrat de bail, le plus souvent au moment de sa signature.
Prenons un exemple concret pour un local loué 1 500 euros par mois, révisé chaque année sur la base du T2 :
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Loyer avant révision | 1 500 € |
| ICC T2 2026 (référence actuelle) | 2 103 |
| ICC T2 2025 (référence précédente) | 2 086 |
| Nouveau loyer | 1 500 × (2 103 / 2 086) ≈ 1 512 € |
La hausse reste modérée ici, car l’évolution annuelle de l’ICC entre les deux trimestres de référence est faible. Un propriétaire ou un locataire concerné par ce type de clause doit vérifier chaque année la valeur exacte publiée par l’Insee pour le trimestre prévu au contrat, sans se fier à une estimation approximative.
Un point de vigilance : la révision ne s’applique pas automatiquement. C’est au bailleur de la demander par écrit dans le délai prévu par le bail, en général dans l’année qui suit la date d’exigibilité. Passé ce délai, la révision peut être perdue pour la période concernée.
ICC, ILC et ILAT : quelles différences pour les baux
Depuis la loi Pinel de 2014, l’ICC a perdu son rôle central dans la révision des baux commerciaux. Deux indices l’ont remplacé, chacun avec un usage précis.
L’ILC, l’indice des loyers commerciaux, s’applique désormais à la majorité des baux commerciaux classiques (commerces, artisanat). Il combine l’évolution des prix à la consommation, du chiffre d’affaires du commerce de détail et des coûts de la construction, ce qui le rend plus représentatif de l’activité réelle du secteur loué.
L’ILAT, l’indice des loyers des activités tertiaires, vise les locaux à usage de bureaux et certaines activités professionnelles non commerciales. Il suit une logique voisine de l’ILC, avec une pondération légèrement différente.
L’ICC, de son côté, ne disparaît pas totalement. Il continue de s’appliquer dans deux cas précis :
- Les baux commerciaux signés ou renouvelés avant le 1er septembre 2014, tant qu’ils n’ont pas été renouvelés depuis.
- Certains baux d’habitation anciens ou clauses spécifiques qui mentionnent explicitement l’ICC comme référence contractuelle.
En pratique, mieux vaut toujours relire la clause d’indexation du bail avant d’appliquer un indice plutôt qu’un autre : un mauvais choix de référence peut rendre la révision contestable devant un tribunal.
FAQ : vos questions sur l’indice du coût de la construction
Quel est le dernier indice du coût de la construction ?
Le dernier indice publié par l’Insee est celui du deuxième trimestre 2026, à 2 103. Il est en hausse de 0,91 % par rapport au trimestre précédent et de 0,81 % sur un an. Ce chiffre est révisé et publié chaque trimestre, généralement avec un décalage de deux à trois mois.
Quel est l’indice de la construction en 2026 ?
Sur l’année 2026, l’ICC a connu deux publications : 2 084 au premier trimestre et 2 103 au deuxième trimestre. La tendance s’inverse après plusieurs trimestres de baisse en 2024 et 2025, signe d’un redémarrage des coûts du bâtiment.
Comment calculer l’augmentation du loyer avec l’indice du coût de la construction ?
Il faut multiplier le loyer en cours par le rapport entre l’ICC du trimestre de référence actuel et celui du trimestre de référence précédent, tous deux fixés par le contrat de bail. Le résultat donne le nouveau loyer applicable, à notifier par écrit au locataire dans le délai contractuel.
Quel est le dernier indice Insee publié pour le bâtiment ?
Pour le secteur du bâtiment, l’indice de référence le plus suivi reste l’ICC, à 2 103 au T2 2026. L’Insee publie également d’autres indices sectoriels (index BT, indices de prix à la production), mais c’est l’ICC qui concerne directement la révision des loyers anciens.
Conclusion : un indice toujours utile malgré la réforme
L’indice du coût de la construction n’est plus l’indice de référence pour la majorité des baux commerciaux depuis 2014, mais il reste incontournable pour les contrats anciens qui le mentionnent encore. Sa remontée au deuxième trimestre 2026, après deux ans de repli, mérite d’être suivie par tous les propriétaires et locataires concernés par une clause d’indexation ICC.
Avant d’appliquer une révision, vérifiez systématiquement le trimestre de référence prévu par votre contrat et la valeur exacte publiée par l’Insee pour ce trimestre précis. C’est le seul moyen d’éviter une révision contestable et de sécuriser le calcul, qu’on soit bailleur ou locataire.
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